Camp retranché gaulois de Castel Meur

Les traces d’habitat gaulois et gallo-romain sont bien évidemment largement présents sur ce territoire de l’Ouest Cornouaille. Tombes de l’âge du bronze, mobilier funéraire, haches à douille à finalité honorifique, perles de verre bleu, monnaies, mais aussi traces de hutte, enclos, fortifications, cuves à salaison. Au camp gaulois de Castel Meur de nombreuses traces de ces occupant perdurent.

Nous vous invitons pour un premier parcours à quelques kilomètres en direction de la pointe du Van (nous empruntons au passage l’ancienne voie romaine au pied des éoliennes qui reliait Douranenez et ses cuves à Garum à l’établissement de Trouguer en Cléden Cap Sizun), et nous voilà à la Pointe de Castel Meur. Le paysage superbe nous offre la perpective d’un éperon escarpé s’avançant dans la mer. D’entrée, les options défensives du site s’imposent au visiteur: 2 talus sont encore bien visibles et barrent l’accès à la pointe. Cet ensemble était complété à l’origine de profonds fossés et de barricades de bois, rendant la position quasiemnt inexpuniable, pour une occupation dès le début de l’âge du fer (1000 ans avant J-C) .

Passé cette barrière, vous découvrirez au coeur de la lande, un grand nombre de dépressions correspondant chacune à l’emplacement d’une maison de bois circulaires : Le Carguet, historien de renom en compte 95, pas moins. Un autre village situé à la Pointe du Castel sur Beuzec Cap Sizun en comptait environ 200 à la même époque.

Les habitants de ces lieux se consacrent à l’agriculture et possèdent des outils en fer tels que haches et faux. Ils tissent laine et lin et écrasent le grain à l’aide de meules à bras. Ces gaulois sont également passés maîtres dans le travail du cuir et du bois : ils ont ainsi déjà inventé le tonneau! Ils travaillent également l’or et l’argent.

Ce style d’habitat sur promontaire fortifié se retrouve tout au long de la côte, et Jules César dans sa conquête de l’Armorique doit renoncer à vaincre les Vénètes (peuple du sud Bretagne) par la terre : réfugiés à l’extrémité fortifiée d’un promontoire, ils s’embarquent pour un autre dès que le danger devient trop grand, continuant le combat sans relache dans leurs nouvelles positions.