Pêche au port d’Audierne

Les possibilités de pêche à partir des ouvrages portuaires sont multiples, et on sera parfois surpris de la variété des poissons rencontrés dans la ria : on pense aux « classiques » habitants des ports, mulets, flets, bars et prêtreaux, chinchards et tacauds mais on y trouvera aussi turbotins et barbues, vieilles et lieus, seiches ou grondins perlons et en hiver moruettes, lieus noirs et aloses feintes. Jusqu’au homard qui ne laissera parfois surprendre dans la balancine posée à l’intention des crevettes bouquets. La pêche au port d’Audierne en devient rapidement une étape à découvrir

 

La pêche depuis le môle du Raoulic est l’une des pratiques les plus prisées. Classiquement, on y pêche avec un montage type surfcasting avec trainard et l’appât de prédilection est le lançon vivant. Les espèces visées sont le bar bien sûr mais aussi le turbotin et la barbue. A noter qu’en troquant le lançon par du pied de couteau ou de la mie, on obtient parfois des résultas surprenants sur les grisets et les sars en lançant à mi parcours, au milieu du chenal. De même, avec un montage au bouchon coulissant esché d’une belle crevette présenté au pied de l’édifice, ce sont à peu près tous les poissons qui pourront se laisser tenter.

 

Le lançon pour l’appât se pêche sur place avec un montage en turlutte en pêchant du côté chenal. Si le lançon manque en cet endroit, ce qui arrive malheureusement, on pêche son lançon préalablement depuis le quai de Poulgoazec, à partir de la vieille cale près de la stèle dédiée aux disparus en mer : là avec 2 ou 3 heures de jusant (descendante) vous avez toutes les chances de piquer quelques jolis spécimens. Vous pourrez également les pêcher depuis le quai de la criée avec une mitraillette avec imitations de larves en latex. Dans tout les cas, vous devrez conserver les lançons vivants en les transportant dans un grand seau en plastique rempli d’eau.

Le truc : entre le 1er février et le 31 mars, le lançon disparaît complètement des côtes bretonnes, sans doute appelé ailleurs par ses obligations reproductives. Le turbot, qui en fait son alimentation principale, se retrouve alors bien dépité et accepte pendant quelques semaines tout se qui se présente à lui : on le pêche alors facilement, et de forts beaux individus avec un filet de maquereau ou un ventre de chinchard, même congelés ou salés !

 

Une autre pratique très prisée consiste à traquer le gros bar depuis le quai de Poulgoazec. Le montage est là aussi un surfcasting avec trainard, mais l’appât est cette fois une sardine ou une demi-sardine. On utilisera pour arrimer cette sardine un montage à 2 hameçons, et le tout sera assurer par du fil élastique spécial surfcasting. Cette pêche qui donne toute son efficacité dès l’hiver venu, permet régulièrement de capturer des spécimens de 4 kilos et plus. Ces gros pè-pères qui remontent très haut dans la ria pour faite leur récolte de crabes verts se laissent parfois tenter au passage par une belle sardine bien fraîche. Il n’est par rare alors de voir quelques pêcheurs chevronnés passer toute une nuit sur place !

 

Pêche au Port d'AudierneA partir des autres ouvrages portuaires, en particulier depuis le quai côté Audierne, depuis les deux épis du chenal ou bien encore depuis le pont, on préfèrera un montage au bouchon coulissant avec une cale type buldo ou une pêche au coup à l’anglaise, et on utilisera garvettes néréides et arénicoles pour les lieus et tacauds, gueulins de maquereau ou mèches de thon pour le chinchard et les mulets. Ces derniers qui ont un piètre réputation gastronomique sont pourtant de fiers combattants on a vu plus d’une canne pliée sur un poisson rebelle.

Attention : la pêche à partir des ouvrages portuaires n’est qu’une tolérance, et dans la théorie toute pêche y est même interdite. Soyez donc fair-play et n’entraver en rien la circulation des navires en mouvement dans le port. Une ligne oubliée au passage du bateau, c’est au moment ou la ligne se raidit une canne qui part à l’eau, un plomb qui vient frapper le carreau d’une passerelle ou pire encore un hameçon qui vient frapper le visage d’un marin.4

 


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